La gestion

Tuesday, May 16, 2006

LA GESTION

Les livres de gestion ne manquent pas, mais ici il s’agit de la gestion de sa propre vie et d’utiliser au mieux ses possibilités et ses atouts.
Avec une bonne gestion avec peu, on réalise beaucoup de chose, avec une mauvaise gestion, avec beaucoup, on fait peu à cause du gaspillage et des mauvais investissements de ses énergies et de ses choix.

Nous avons tous 24 heures, cette évidence a été rarement soulignée. Notre gestion dépend de l’utilisation de son temps.


Quand il s’agit de notre âge, le temps s’additionne de manière immuable et irrémédiable.

Il importe à chacun de laisser des traces qui s’additionnent. L’addition demande continuité et compatibilité. Ce que nous faisons de notre temps orientera, en grande partie, notre destin. Si les tâches que nous réalisons aujourd’hui s’additionnent à celles de demain, notre rendement est maximum, mais tout ne s’additionne pas. L’addition n’est jamais parfaite, car les pertes nourrissent une soustraction. Si on transmet un message, on peut multiplier, tandis que la mésentente divise.
• La nourriture et l’entretien sont, en général, répétitifs et entrent dans le cycle de nos besoins. Ils concernent non seulement notre corps, mais aussi tout ce que nous possédons. Ils sont une nécessité de la vie. Ils ne s’additionnent pas. Rien ne ressemble à la cuisine et aux tâches ménagères d’aujourd’hui plus que celles du lendemain. Les variations que l’on peut apporter ne changeront pas notre destin. Ces activités ne sont pas ou peu comptabilisées par le temps parce qu’elles sont consommables. Autant accepter ces tâches et les faire de bon cœur, elles prendront beaucoup moins de temps et d’énergie.
• Les temps sociaux sont les temps de notre métier. Ils pourraient être créatifs et évolutifs, mais bien souvent, ils font partie d’un travail à la chaîne répétitif.
Le temps personnel est essentiel pour exprimer notre individualité, nos goûts et nos idées.

Ce qui s’additionne est :
- Apprendre, s’entraîner ou la culture.
- Le travail bien fait, car ce qui ne l’est pas, sera à refaire plus tard.
- Au niveau humain, ce sera les amis, être dans la foule ne s’additionne pas.
- L’entente avec soi-même pour réunir ses énergies, atteindre ses objectifs.
- L’entente avec les autres.
La vie vous comptabilise, même si vous n’en êtes pas conscient. Ce sera les traces que vous aurez laissées.
Ce qui ne s’additionne pas est :
- Répéter les mêmes choses.
- Etre dispersé, ne pas finir ce que l’on a entrepris. L’addition exige une continuité.
- L’oisiveté. Le repos permet de récupérer une fatigue physique, alors qu’il est inefficace pour une fatigue morale.
- Les conflits divisent plus qu’ils n’additionnent.
- Etre concierge de ce que font les autres.
- Etre dépendant.
- Les histoires de famille divisent plus qu’elles ne réunissent.
- Trop se préoccuper de sa santé ou de son être. La santé sert à agir, mais la santé pour la santé est un cercle vicieux.
- Vivre uniquement en réaction des événements qui se présentent ne permet pas de construire notre avenir.

Ce qui se soustrait sont les préjudices que l’on porte aussi bien aux autres qu’à l’environnement. Leurs effets se manifesteront à plus ou moins long terme.
Le bilan de la journée, de la semaine, de l’année permet d’apprécier notre contribution journalière à ce que nous voudrions faire de notre vie. Cette prise de conscience permet de changer de direction, si on juge cela nécessaire, pour gérer au mieux notre vie.
Le bonheur est la récompense et la conséquence de ce que l’on a semé. Si on veut être heureux avant d’entreprendre, on veut goûter aux fruits avant de planter.

Nous devons additionner ce que l’on fait chaque jour.

Le souci d’additionner suppose une continuité et une coordination qui limitent les comportements aléatoires et hasardeux.

Le bilan de la journée, du mois et de l’année permet de nous repérer dans le chemin de notre vie.


Une vie est en fait une construction de vie. Nous sommes comptabilisés avec notre affectif et la façon de réagir qui s’exprime à l’intérieur de notre corps.


La vie nous évalue aussi par les traces que nous laissons et que nous transmettons à nos enfants, mais aussi à la société.

Effectivement, l’histoire de l’humanité a été guidée par des personnages hors du commun dans tous les domaines et depuis tous les temps. On peut citer Archimède, Claude Bernard, Léonard de Vinci… , mais aussi la bande à Bonnot et des dictateurs sanguinaires !

Notre vie est-elle celle que nous avons choisie ou celle que les autres nous ont permise de vivre ?

La vie est souvent une lutte avec des passages extrêmes de survie. Chacun arrive au combat de la vie, en spécialiste, avec une croyance et une préférence pour pouvoir faire face à tous les obstacles et aux adversaires rencontrés.

L’un a investi dans l’armement pour pouvoir se défendre, un autre dans l’argent partant du principe qu’il peut tout acheter, un autre souscrira à de nombreuses assurances pour se sentir en sécurité, un autre restera dans son coin, sans bruit, en espérant ne pas être dérangé… Quant à moi, je n’utiliserai pas d’armes, je préfère investir dans le savoir qui permet de mieux comprendre, de mieux utiliser ce qui existe et qui permet d’éviter l’échec. Un savoir qui peut aussi se partager et se transmettre. Par contre, je serai facilement mis en défaut pour un savoir encyclopédique ou pour gagner des jeux ou des concours.
Si certains cherchent la gloire, la puissance ou le profit… Pour ma part, j’ai essayé de voir juste, c’est-à-dire faire le moins d’erreurs possibles. Je n’y suis pas toujours arrivé. Il ne faut pas y voir une morale, mais un sens pratique pour éviter l’échec.
Je privilégie parmi toutes les informations qui nous entourent, celles qui donnent uns compétence. Elles sont rares et chères.

RICHES ET PAUVRES


La richesse se définit par rapport à un capital. Il existe par conséquent plusieurs richesses. L'argent est la référence la plus connue.

L’argent n'est pas le seul critère, car nous avons aussi un capital culturel avec toutes nos connaissances, un capital affectif qui nous fournit 1’énergie et la motivation de nos comportements qu'il ne faut pas gaspiller dans des disputes, des colères, des angoisses stériles. Nous possédons en outre un capital d'idées et de créativité qui fructifie par la connaissance, la réflexion, l'imagination. La foi et la croyance projettent notre enthousiasme vers le futur. La santé physique et morale et diverses qualités sont aussi un capital précieux.
A l'extérieur, nos amis et la faculté d’en avoir ou de s'en faire de nouveaux est importante. L'entourage familial, politique et économique contribuent aussi à nous aider. Les conditions géographiques et climatiques déterminent la richesse du pays et de chacun. Les catastrophes (incendies, pollution, sécheresse, tremblements de terre, explosions…) rendent fragile notre équilibre.
Si uniquement l’argent manque alors qu’on est confiant et bien entouré, ce problème ne sera pas difficile à résoudre. A l’inverse, la prostituée ou le marchand de pizza (que je respecte) peuvent gagner beaucoup d’argent, mais cela ne leur donne pas la culture, ni ne modifie leur caractère. Ils ne seront pas dispensés pour autant des lois de la vie, comme nous tous. Les données commerciales liées à la consommation ne sont pas appropriées à l’éducation des enfants, ni aux relations humaines pour une harmonie.
La gestion de notre capital est précieuse afin de le maintenir et de le faire prospérer. On peut être pauvre par mauvaise gestion et gaspiller ainsi son capital
La pauvreté, elle aussi, n'est pas le fait d'un seul facteur, mais d'un ensemble d’éléments. L'argent est l'élément le plus significatif, mais pas le seul déterminant. Le pauvre l’est financièrement, mais aussi culturellement, par mauvaise gestion, isolement et mauvaise utilisation de son maigre revenu…
Des riches sont devenus pauvres et des pauvres sont devenus riches, mais le problème entre les possédants et les démunis persiste encore.
Riches et pauvres font partie d'un équilibre écologique au même titre que les coccinelles et les pucerons. Si les coccinelles mangent tous pucerons, elles meurent aussi. De même, les riches sans les pauvres ne le seront plus. Les vrais problèmes sociaux commencent quand les riches s'appauvrissent, parce qu'ils ont les moyens d'agir avant de s’effondrer, alors que les doléances d'un pauvre n'ont pas la même valeur.
Le revenu minimum d'insertion ou les restaurants du cœur sont peut-être un acte de charité, mais aussi un moyen de maintenir le système, tout en gardant un lot de gens en état de dépendance.
La façon d’acquérir, de maintenir ou d’enrichir son capital a une importance considérable alors que souvent, elle n’est pas prise en compte.
Pour certains le seul moyen de s’enrichir, c’est de se comporter en prédateur des autres ou de trouver les moyens de profiter et d’acquérir des biens en se dépouillant un minimum. Tel est le cas du voleur, de l’escroc, de ceux qui vivent en parasite, des manipulateurs, des charmeurs, des menteurs…, mais aussi de ceux qui détournent les lois à leurs avantages. On peut être riche en profitant de sa position dominante et en surfacturant.
Politiquement, on peut trouver une logique ou une idéologie pour redistribuer les biens des autres ou les taxer davantage. Parfois, “Bien mal acquit ne profite jamais”. Dans certains pays, on retrouve ces biens dans un état de délabrement pitoyable, car il ne suffit pas de prendre ce que l’on convoite, il faut savoir aussi s’en servir et l’entretenir.
Pour être riche, il faut répondre à la demande du marché, bien que souvent on la suggère et on l’encourage. La société évolue sans cesse, il faut anticiper son trajet, sentir les courants sociaux pour se placer dans le droit fil de son devenir.
Répondre à ce que l’on a envie de faire n’est pas forcément ce qu’il faudrait faire.
Quelles que soient les motivations ou l’idéologie, l’être humain, en général, profite de sa position ou des moyens dont il dispose pour servir ses intérêts avant de respecter son prochain. En temps de guerre ou lors de troubles sociaux, la loi et l’éthique sont souvent bafouées pour laisser place à des scènes de pillage, de tortures, de viol, en plus de la délation de son prochain.
L’être le plus pauvre au monde est l'enfant, le principal souci de l’éducation sera de ne pas en faire un être dépendant et mendiant. La seule façon de prospérer honnêtement est de mériter ce que l’on a.

LORSQU’ON N’A RIEN

Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve. On peut perdre tout ce que l’on a, aussi bien notre capital matériel que notre capital santé et nos proches. Lorsque qu’on n’a rien concerne aussi bien à celui qui n’a jamais été riche que les riches qui ont tout perdu.
Lorsqu’on n’a rien, il nous reste du temps et notre énergie de vie. On a décrit le métabolisme de base comme l’énergie que nous consommons, mais nous avons aussi l’énergie que l’on peut rendre. Elle est très précieuse, il faut savoir l’utiliser à bon escient. Dirigée contre nous elle nous détruit et nous déprime, dirigée sur un objectif valable, elle nous fait évoluer.

Comment éviter la dégringolade des exclus : licenciement, chômage, sans domicile, sans papier… ?


Les éliminés de la société ne sont pas des éliminés de la vie, lorsqu’on n’a rien, il nous reste soi-même et du temps. Un individu peut apprendre, parler et créer.

Apprendre
L’étude est une nécessité de la vie pour agir en connaissance de cause. Le dompteur apprend à l’animal par récompense ou par punition. L’être humain pourrait en plus apprendre par goût du mieux. L’école devrait développer le goût d’apprendre davantage que la sanction et l’élimination. Elle ne revient rarement en arrière. Il faudrait sans cesse augmenter son champ de compétences, se mettre aux courants des techniques de pointe, se diversifier au besoin, vous serez une personne que l’on cherche plutôt que celle qui cherche.

Pour apprendre il faut : l’œil qui représente les documents sur le sujet et permettra de poser des questions, l’oreille, les conseils et les explications de celui qui sait, la main est la mise en pratique. Le savoir humain s’est additionné sur ce principe dans la technique, les sciences et le travail à la chaîne. Ces éléments ne sont pas au hasard, l’œil est paternel, oreille maternelle et la main est “je“, on ne pourra pas faire plus ni mieux.

Lorsqu’on apprend, il faut éviter les préjugés et avoir la naïveté de l’enfant qui s’émerveille devant ce qui est nouveau. Au début, ce qu’on apprend prend beaucoup de volume, par un travail d’assimilation et de répétition, ce que l’on sait prend de moins en moins de volumes. L’aisance arrive lorsque on acquiert des automatisme ou des réflexes. L’intérêt de l’apprentissage est de pouvoir s’en servir. Apprentissage et enseignement sont étroitement liés et se renforcent mutuellement.
Lorsqu’on est travailleur, que l’on agence en ligne les éléments qui nous sont nécessaires, que l’on est aidé par celui qui sait, on peut garantir le résultat.

Parler
Tout seul nous aurons des difficultés à survivre. Si on veut s’en sortir, la solution se trouve dans les contacts extérieurs pour rencontrer des gens et prospecter des débouchés. Il faut se donner des bonnes raisons pour avoir le prétexte de rencontrer les personnes désirées.
S’adresser à son prochain est l’épreuve la plus difficile parce qu’il est déjà programmé avant que vous lui parliez. S’il y a chômage, il existe aussi une stérilité dans les rapports humains. Pour des contacts superficiels comme de parler de la pluie ou du beau temps la chose est facile. Pour des échanges durables ou une mise en commun d’activité, la chose est délicate, car personne n’en éprouve réellement le besoin et la confiance n’y est pas.
Chacun de nous a un système de défense qui se déclanche comme une alarme plus ou moins forte. Ce système s’efface devant l’amour et la confiance.
Vous obtiendrez davantage en ayant une confiance méritée de votre prochain qu’en le volant ou l’escroquant, parce que vous échangerez sans barrière et sur le long terme. Il faut mériter ce que l’on a.

Créer

Si nous faisons ce que tout le monde fait, le marché est saturé. Tout a été dit et l’on arrive trop tard !

Lorsqu’on crée, on ouvre d’autres voies vers l’espoir. Il faut d’abord se mettre au courant de ce qui existe, imiter ce qui a été déjà fait pour concevoir autre chose. La création a des difficultés à s’imposer devant le conformisme, mais les résultats qu’elle apporte finissent par s’imposer. La création n’est rentable que si elle est adoptée par le public, c’est lui qui détient les finances. En attendant, on reste seul et incompris, on n’est comme un fruit mûr qui pourrit faute d’avoir engendré une graine.


Dans une dynamique fataliste, chacun est projeté dans sa trajectoire de vie, suit son karma et l’on ne peut pas faire grand chose si ce n’est que de supporter sa vie. Dans une autre optique, tout être humain est capable d’apprendre, de modifier sa perception, son comportement et par conséquent capable de modifier sa destinée, si on lui propose un mieux.

CHOISIR AU MIEUX

La gestion, ce n’est pas obéir à un seul critère, mais faire au mieux entre différentes valeurs. Dans le domaine sexuel, ce n’est pas choisir le partenaire le plus esthétique, mais celui qui est le mieux placé parmi plusieurs valeurs qui vous sont personnel : la culture, la tolérance, les finances…
Choisir au mieux est un état d’esprit de réflexion qui n’empêche pas de se tromper.


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